Vague de chaleur
La CIM tire les leçons et renforce la préparation à de nouvelles vagues de chaleur
Les ministres de la Santé se sont réunis aujourd’hui au sein de la Conférence interministérielle (CIM) pour examiner la première évaluation de la vague de chaleur de fin juin, réalisée par le Risk Management Group (RMG). Sur la base de ces conclusions,la CIM propose des mesures prioritaires supplémentaires visant à renforcer la préparation face à de futures vagues de chaleur.
L’évaluation du RMG montre que le plan Ozone et canicule existant a été activé correctement et en temps opportun au niveau de la Santé publique. Les différentes phases – vigilance, alerte et alarme – ont été déclenchées sur la base de paramètres définis, tels que la température et l’ozone.
Au cours des phases de vigilance et d’alerte, l’accent a été mis sur la prévention et la sensibilisation. Au cours de la phase d’alerte, on est passé à un suivi quotidien intensif de la pression exercée sur les centres d’appel d’urgence 112 et 1733, les services d’urgence et les hôpitaux. Lorsque cela s’est avéré nécessaire, les capacités de soins ont été renforcées.
Communication ciblée
Par ailleurs, des plans canicule locaux ont été activés dans les établissements de soins, des évaluations des risques ont été réalisées pour les événements et des mesures préventives ont été mises en œuvre, telles que la mise à disposition d’eau potable gratuite, de zones ombragées et d’une assistance médicale. La communication à destination de la population concernant les mesures de protection a été renforcée et mieux ciblée. Au cours de cette vague de chaleur, la phase de crise fédérale n’a pas été déclarée.
Sur la base de cette évaluation, l’IMC formule une série de priorités supplémentaires :
- Évaluation plus détaillée : une analyse multisectorielle approfondie doit être menée, en concertation avec tous les secteurs concernés.
- Meilleure protection des groupes vulnérables : les initiatives existantes dans le cadre desquelles les administrations locales et les organisations prennent contact avec les personnes vulnérables, telles que les personnes âgées vivant seules, doivent être renforcées et mieux coordonnées.
- Garantie de la continuité des soins : la capacité des centres d’appel d’urgence doit être mieux adaptée aux pics prévisibles d’appels. Par ailleurs, des concertations sont menées avec les médecins généralistes afin d’alléger la pression sur le 112, notamment par un éventuel renforcement temporaire du rôle du 1733 et des postes de garde.
- Accès à des lieux climatisés : dans la mesure du possible, les infrastructures publiques et privées disposant de lieux climatisés doivent être mises à la disposition des groupes vulnérables, en veillant à ce que de l’eau potable soit disponible gratuitement.
- Analyse des risques plus rigoureuse pour les événements : les événements, même de petite envergure, doivent faire l’objet d’une évaluation systématique des risques, en accordant une attention particulière à la protection contre la chaleur et aux moyens d’intervention disponibles.
Plans d’action chaleur-santé 2026
La CIM demande au RMG et à toutes les autorités concernées de préciser ces mesures en vue d’une prochaine vague de chaleur. Des températures plus élevées sont à nouveau attendues dans les prochains jours, maisla CIM ne prévoit pas de passer en phase d’alerte. La vigilance reste toutefois de mise.
La CIM demande en outre au RMG d’élaborer un plan canicule plus détaillé et intégré, basé sur la récente directive de l’OMS intitulée « Heat-Health Action Plans 2026 ». Ces lignes directrices préconisent une approche globale visant notamment à mieux coordonner les soins de santé, la protection sociale, les infrastructures, l’emploi, l’enseignement, l’accueil des enfants et les administrations locales.
Phase d’alerte
Il est important à cet égard de préciser davantage la phase d’alerte et, si nécessaire, la phase de crise fédérale, en définissant clairement les rôles, notamment pour le RAG (Risk Assessment Group)/RMG, le NCCN (National Crisis Center) et les structures régionales de crise. L’activation de ces phases doit reposer sur des indicateurs objectifs, tels que les prévisions météorologiques et l’impact sur le système de santé.
Les membres de la CIM s’engagent à poursuivre la discussion sur ce sujet avec les secteurs concernés au sein de leurs gouvernements respectifs. Un premier état des lieux est attendu d’ici la réunion de la CIM de septembre. Celle-ci exprime sa profonde reconnaissance pour l’engagement de tous les professionnels de santé, des administrations locales et des gouverneurs pendant la vague de chaleur.