32 % de personnes en arrêt maladie de longue durée supplémentaires pour cause de dépression et d'épuisement professionnel depuis 2021
La hausse ralentit toutefois, sauf chez les plus de 60 ans
Le nombre de personnes en invalidité pour cause de dépression et de burn-out a augmenté de 32 % depuis 2021. La hausse ralentit toutefois chez les personnes âgées de 60 ans et plus. C'est ce qui ressort des chiffres de l'INAMI.
Le nombre de personnes en invalidité (en incapacité de travail depuis plus d’un an) souffrant d’un trouble psychique a encore augmenté en 2025, notamment en raison de la dépression ou du burn-out (+5,2 % par rapport à 2024). Mais bien que le nombre de personnes continue d’augmenter, cette hausse est moins marquée que lors des années précédentes, indique l’INAMI.
De 2021 à 2025, le nombre de personnes en invalidité suite à un trouble psychique ou du comportement a augmenté de 24,8 %. Cette hausse atteint 32 % pour la dépression ou le burn-out. Au total, 38,3 % des personnes en invalidité sont en incapacité de travail en raison d’un trouble psychique. Parmi elles, 70,4 % souffrent d’une dépression ou d’un burn-out.
Forte augmentation à partir de 60 ans
En 2025, la majorité des personnes en invalidité en raison d'une dépression ou d'un burn-out appartiendra aux tranches d'âge les plus âgées : 53,2 % d'entre elles auront au moins 50 ans.
Le ralentissement de la croissance ne se poursuit pas dans ce groupe : dans la tranche d’âge des 60 ans et plus, la hausse reste forte (+17,9 %, contre 7,8 % en 2024), surtout chez les indépendants, où elle atteint 24,1 %. L'INAMI indique que cette forte hausse est probablement due en grande partie au relèvement de l'âge légal de la retraite à 66 ans à compter du 1er janvier 2025.
La plus forte hausse concerne les hommes
En 2025, environ 60 % des personnes en invalidité, toutes pathologies confondues, sont des femmes. En cas d'invalidité due à une dépression ou à un burn-out, ce chiffre atteint 69 % des cas.
En 2025, le taux de croissance du nombre de personnes en invalidité, toutes causes confondues, était plus élevé chez les femmes (+5,2 %) que chez les hommes (+4,3 %). Mais en cas de dépression ou d’épuisement professionnel, la tendance est inverse : la hausse est plus forte chez les hommes (+5,6 %) que chez les femmes (+5 %).
Sur l’ensemble de la période de 2021 à 2025, la hausse de l’invalidité due à la dépression ou au burn-out reste toutefois plus forte chez les femmes (+33,2 %) que chez les hommes (+30,3 %).
La hausse touche surtout les travailleurs indépendants
La hausse de l’invalidité due à la dépression ou au burn-out touche toutes les catégories professionnelles, mais c’est chez les indépendants que l’augmentation en pourcentage est la plus forte :
- +12,8 % chez les indépendants en 2025 (contre +4,8 % pour les salariés et les demandeurs d’emploi)
- +65,1 % chez les indépendants entre 2021 et 2025 (contre +30,7 % pour les salariés et les demandeurs d’emploi)
Pression sur les dépenses
En 2024, l'INAMI a dépensé plus de 2,5 milliards d'euros en indemnités d'incapacité de travail de plus d'un an due à la dépression ou au burn-out. Cela représente une hausse de 12 % par rapport à 2023, et de 78 % depuis 2019.
Les chiffres détaillés sont disponibles auprès de l’INAMI.