Vif intérêt pour le congrès EAN
CONGRÈS EAN La 12e édition du congrès de l’EAN (European Association of Neurology), qui s’est déroulée du 27 au 30 juin, a suscité l’intérêt de quelque 9.700 participants, dont 7.724 ont assisté à l’événement à Genève. Pas moins de 370 orateurs venus de 124 pays ont assuré les présentations. Les thèmes abordés couvraient l’ensemble du spectre neurologique.

Parallèlement au concept de « soins personnalisés », l’importance des biomarqueurs, de l’imagerie de pointe, de l’intelligence artificielle et la nécessité d’une meilleure compréhension des processus biologiques sous-jacents ont été soulignées.
Un florilège de temps forts
Impossible de passer en revue l’ensemble du congrès, mais nous vous présentons dans ce magazine une sélection des moments forts.
Dans le domaine des maladies cérébrovasculaires, il a été souligné que la sélection des patients revêt une importance croissante dans le choix du traitement. Plutôt que d’appliquer une stratégie identique à chaque patient, la prise en charge de l'AVC, par exemple, est de plus en plus individualisée.

Pour ce qui est de la sclérose en plaques et des troubles neuro-immunologiques, l’impact des critères de McDonald - actualisés - fut mis en avant, de même que l’utilisation croissante de l’imagerie et des biomarqueurs dans le diagnostic et le suivi.
Dans le domaine de la démence et des troubles cognitifs, les biomarqueurs et l’intelligence artificielle ont également été abordés, tout comme l’émergence des traitements modifiant la maladie.
Par ailleurs, les cliniciens parviennent de mieux en mieux à reconnaître les pathologies, personnaliser les diagnostics et traiter de manière plus ciblée des pathologies mixtes. Une idée est revenue comme un leitmotiv tout au long des présentations : les progrès technologiques n’ont de valeur que s’ils contribuent, à terme, à améliorer la prise en charge des patients.

Enfin, la recherche sur l’épilepsie est également de plus en plus étroitement liée à d’autres disciplines neurologiques. De nouvelles découvertes concernant l’hyperréactivité neuronale, la cognition et le dysfonctionnement des réseaux montrent comment les connaissances issues d’une sous-spécialité peuvent enrichir les autres.
Nous vous souhaitons une agréable lecture de ce numéro, dans lequel plusieurs de ces sujets sont développés plus en détail.
