Mouscron
Situation inquiétante à la Seigneurie du Val: Coppieters confirme
Fin 2025, les syndicats dénonçaient des problèmes d'organisation au sein de l'institution la "Seigneurie du Val" à Mouscron. Interpellé par la députée socialiste Dorothée De Rodder, le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters a confirmé le caractère grave et préoccupant des constats posés par l'AViQ.
150 résidents et 100 employés
A l'appel de la CNE et du SETCa de Wallonie picarde, une grève a été menée le 16 décembre dernier au sein de la "Seigneurie du Val" à Mouscron. Cette maison de repos et de soins, qui occupe une centaine de travailleurs, héberge près de 150 résidents.
La députée wallonne Dorothée De Rodder (PS) a adressé une question écrite au ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, concernant la situation alarmante de cette maison de repos gérée par le groupe français Korian.
"La récente réponse ministérielle confirme le caractère grave et préoccupant des constats posés par l'AViQ", indique mardi la députée. Selon cette dernière, le ministre confirme que les responsables de l'établissement ont été auditionnés dès septembre 2025 dans le cadre d'une procédure de retrait du titre de fonctionnement, suivie de plusieurs inspections en octobre et en novembre 2025.
Une fermeture, en derniers recours
"Si le dossier est toujours en cours d'instruction, il en ressort que les manquements observés touchent à des éléments fondamentaux: la qualité de la prise en charge, la sécurité, le cadre de vie et l'organisation des soins. Malgré certaines améliorations annoncées par la direction, les constats restent jugés préoccupants par l'AViQ."
"Plus inquiétant encore, le ministre reconnaît que, même lorsque les normes chiffrées de personnel sont formellement respectées, la qualité des soins demeure insuffisante au regard des besoins réels des résidents, en particulier de leur niveau de dépendance. Cette situation contrevient directement aux obligations réglementaires en vigueur", précise Mme De Rodder.
Le ministre Coppieters rappelle par ailleurs que l'AViQ n'est pas compétente pour évaluer les conditions de travail du personnel, mais confirme qu'un dépôt de plainte est en cours devant les services compétents en matière de bien-être au travail.
"Je prends acte de la volonté affichée par le gouvernement wallon d'éviter, autant que possible, une fermeture brutale qui aurait des conséquences humaines majeures pour près de 150 résidents, leurs familles et les travailleurs. Toutefois, le ministre indique que la fermeture reste une option si aucune évolution positive n'est constatée, au nom de la sécurité et de la qualité des soins", conclut la députée De Rodder.