Un plan d'action en préparation
Aidants proches: aucune donnée sur leur nombre
En commission des Affaires sociales, Florence Reuter (MR) a demandé au ministre Vandenbroucke s’il ne serait pas utile d’organiser un recensement officiel des aidants proches en Belgique.
Florence Reuter a constaté d'emblée que la Belgique ne dispose toujours pas de statistiques officielles sur les aidants proches, contrairement à d’autres pays comme la France où leur nombre est estimé à 9.300 000, soit environ un adulte sur six.
« Avec ce type de données, nous pourrions ajuster nos politiques. De quelles données disposons-nous néanmoins pour cerner le nombre d’aidants proches, leur profil, les tâches qu’ils assument et l’impact socio-économique de leurs activités? Envisagez-vous de faire réaliser un recensement ou une étude par un organisme indépendant ? »
Un futur plan d’action
« Malheureusement, aucune administration fédérale ne dispose de données globales sur le profil sociodémographique des aidants proches, ni sur la charge qu’ils subissent en raison des tâches qu’ils assument », a répondu le ministre de la Santé.
« Certaines administrations et organismes assureurs disposent toutefois de données chiffrées sur le nombre de demandes liées à l’aide informelle. Les mutualités disposent de chiffres concernant le nombre de demandes, avec ou sans avantage social. Ces données sont centralisées au Collège intermutualiste national (CIN). »
Le gouvernement travaille à un plan d’action pour les aidants proches, qui inclut également la collecte de données.
« Nous visons la mise en place d’une base de données centrale et examinons la base juridique nécessaire à cet effet. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’étude lancée par le KCE sur la santé des aidants proches. Dans le cadre de cette étude, des bonnes pratiques issues d’autres pays seront également analysées. Nous proposerons des améliorations au système belge. »
Dans sa réplique, Florence Reuter a indiqué qu’un plan d’action est une bonne chose, mais que disposer de données l’est encore davantage: « Il est absolument nécessaire de soutenir ceux qui mettent leur carrière entre parenthèses pour s’occuper d’un proche. J’aimerais obtenir davantage d’informations sur les délais et les études. »