Réforme du diagnostic et du traitement de l’apnée du sommeil
La part des tests à domicile devra atteindre 70 % à partir de 2027
La réforme de la procédure de diagnostic et de traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil entrera en vigueur le 1er janvier 2027. C’est ce qu’a indiqué le ministre Frank Vandenbroucke en Commission Santé. À terme, 70 % des examens devront être réalisés à domicile.
L’INAMI travaille depuis un certain temps à une réforme de la réglementation relative au diagnostic et au traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). L’objectif est notamment de résoudre le problème des longues listes d’attente pour une polysomnographie dans un centre du sommeil agréé.
Pour certains patients, des tests à domicile peuvent remplacer une polysomnographie (PSG) à l’hôpital, comme l’a montré une étude du Centre fédéral d'expertise des soins de santé. En Commission Santé, la députée Carmen Ramlot (Les Engagés) a interrogé le ministre Frank Vandenbroucke sur l’état d’avancement de cette réforme.
Deux groupes de travail
Le ministre a expliqué que, au premier trimestre 2026, deux groupes de travail se sont penchés sur des questions pratiques, telles que la manière dont un médecin généraliste peut suspecter un SAOS, les indications permettant de prescrire et de réaliser un test diagnostique à domicile, ainsi que les situations dans lesquelles une polysomnographie hospitalière reste nécessaire. Le suivi des patients et la transition entre l’ancien et le nouveau système doivent également être organisés. Les conclusions de ces groupes sont attendues dans les prochaines semaines.
Une nouvelle prestation devra être inscrite dans la nomenclature pour les médecins généralistes, et une rémunération est également prévue pour les diététiciens. Une analyse financière est actuellement en cours, dont les résultats définitifs sont attendus prochainement.
L’objectif est de mettre en œuvre la réforme au 1er janvier 2027, a précisé Frank Vandenbroucke. Au cours des trois premières années, la part des tests à domicile devrait atteindre 45 %. L’objectif final, à atteindre dans les cinq ans, est fixé à 70 %.
Plusieurs études montrent déjà que le recours aux tests diagnostiques à domicile pour l’apnée du sommeil réduit les délais d’accès au diagnostic et au traitement. Cet aspect fera toutefois l’objet d’une évaluation, a encore souligné le ministre.