Des traitements innovants

Sclérose en plaques et diabète de type 1

La technologie de l'ARNm s'avère prometteuse pour le traitement des maladies auto-immunes  

Des chercheurs de l’Institut de recherche biomédicale (BIOMED) de l’Université de Hasselt et de la société belge de biotechnologie etherna démontrent que la technologie de l’ARNm est prometteuse pour le traitement ciblé des maladies auto-immunes. Leurs résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue scientifique *Advanced Science*.

La Rédaction - 9 juillet 2026

Dans les maladies auto-immunes, le système immunitaire attaque par erreur les tissus sains de l’organisme. De nombreux traitements existants inhibent cette réaction immunitaire, mais ne le font pas toujours de manière suffisamment ciblée. Cette nouvelle approche basée sur l’ARNm vise à moduler le système immunitaire de manière plus précise. Et avec succès : les chercheurs ont ainsi réussi à réduire considérablement la gravité de la maladie dans des modèles précliniques de sclérose en plaques (SEP) et de diabète de type 1. 

Une simple injection 

Avec cette étude, les chercheurs démontrent que l’ARNm peut non seulement être utilisé pour activer le système immunitaire, comme dans le cas des vaccins contre les maladies infectieuses, mais aussi pour freiner de manière ciblée une réaction immunitaire déréglée. L’une des conclusions les plus marquantes de cette étude est d’ailleurs qu’une simple injection intramusculaire s’est avérée tout aussi efficace qu’une administration intraveineuse par perfusion. C’est important, car une injection intramusculaire est beaucoup plus facile à administrer et peut considérablement améliorer la praticabilité des futures thérapies à base d’ARNm. 

Bien que des recherches supplémentaires soient encore nécessaires pour démontrer la sécurité et l’efficacité chez l’homme, ces résultats constituent une étape importante dans le développement de nouveaux traitements ciblés contre les maladies auto-immunes.

Bieke Broux & Paulien Baeten
Dre Paulien Baeten et Pre Dre Bieke Broux.

Cette recherche est le fruit d’une étroite collaboration entre etherna et l’Institut de recherche biomédicale (BIOMED) de l’UHasselt, dans le cadre de laquelle les deux partenaires ont mis en commun leurs expertises complémentaires. etherna a apporté son expertise en matière de technologie de l’ARNm et des nanoparticules lipidiques (LNP), tandis que l’équipe de recherche de la professeure Bieke Broux et de la docteure Paulien Baeten au BIOMED a fourni l’expertise immunologique et la connaissance des mécanismes sous-jacents aux maladies auto-immunes.

« Chez etherna, cela fait déjà plus de dix ans que nous développons notre plateforme ARNm-LNP, animés par une conviction simple : cette technologie est bien plus polyvalente que les seuls vaccins. Ces résultats le prouvent. Ils démontrent que notre plateforme peut non seulement être utilisée pour activer le système immunitaire, mais aussi pour l’apaiser et rétablir la tolérance immunitaire dans des modèles de sclérose en plaques et de diabète de type 1. Le fait qu’une simple injection intramusculaire s’avère aussi efficace qu’une administration intraveineuse constitue une avancée majeure vers des traitements pratiques et adaptés aux patients. Ce résultat n’est possible que grâce à la collaboration. La combinaison de notre technologie de plateforme avec l’expertise immunologique de pointe de BIOMED, ainsi que les contributions de l’Université de Gand (VIB), de l’UMass Chan Medical School et du soutien de VLAIO, est exactement le type de collaboration qui transforme l’ambition scientifique en progrès thérapeutique », déclare Bernard Sagaert, PDG d’etherna.

Une grande source de motivation

« Pour mon équipe et moi-même, le développement de traitements efficaces pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes est la principale source de motivation derrière tout ce que nous faisons. Ce que nous avons accompli avec etherna est, pour être honnête, exceptionnel. Bien qu’une validation supplémentaire chez les patients reste essentielle, ces résultats démontrent un grand potentiel, non seulement pour la sclérose en plaques et le diabète de type 1, mais peut-être aussi pour un groupe plus large de maladies auto-immunes », déclare la professeure Bieke Broux de BIOMED UHasselt. « Des résultats comme ceux-ci nous rappellent pourquoi nos recherches sont si importantes. Ce projet démontre en outre ce qu’il est possible de réaliser lorsque l’expertise scientifique et la biotechnologie se renforcent mutuellement », déclare le Dr Paulien Baeten de BIOMED UHasselt.

P. Baeten, K. Beets, T. Schalley, et al. « Autoantigen mRNA-LNP Vaccination Drives Therapeutic Efficacy in Preclinical Models for Autoimmunity. » Advanced Science (2026) : e76382. 

Écrit par La Rédaction9 juillet 2026
Faites un essai gratuit!Devenez un partenaire premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • newsletter hebdomadaire avec des nouvelles de votre secteur
  • l'accès numérique à 35 revues spécialisées et à des aperçus du secteur financier
  • Vos messages sur une sélection de sites web spécialisés
  • une visibilité maximale pour votre entreprise
Vous êtes déjà abonné? 

Wat heb je nodig

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Devenez partenaire premium

Choisissez l'adhésion qui vous convient

DIGITAL ONLY
€ 99 / Année*
Devenez partenaire premium

Articles connexes

[Opinion] L’innovation, et non la surconsommation, explique la hausse des dépenses

Les rapports d’audit permanents de l’INAMI fournissent des informations précieuses pour comprendre l’évolution des dépenses de santé, et battent en brèche les clichés sur la surconsommation et l’inefficacité.

Ebola: l'OMS optimiste à l'approche des essais de médicaments

Bien que les premières données des études sur des médicaments et des vaccins contre Ebola soient encourageantes, plusieurs mois seront encore nécessaires avant que ces traitements ne soient disponibles pour les patients, annonce l'OMS.

Accès précoce au tarlatamab après échec d’une première ligne dans le cancer du poumon à petites cellules

L’INAMI a adopté, le 25 juin 2026, une décision-cadre ouvrant un accès précoce au tarlatamab, commercialisé sous le nom d’Imdylltra, chez certains adultes atteints d’un cancer du poumon à petites cellules de stade étendu. Le traitement s’adresse aux patients dont la maladie a progressé ou rechuté après une première ligne reposant sur une chimiothérapie à base de platine, éventuellement associée à un inhibiteur de PD-(L)1.

Accès précoce à la lurbinectédine en entretien du cancer du poumon à petites cellules

L’INAMI a adopté, le 25 juin 2026, une décision-cadre ouvrant un accès précoce à la lurbinectédine, commercialisée sous le nom de Zepzelca, dans le cancer du poumon à petites cellules de stade étendu. Le médicament pourra bénéficier d’une intervention temporaire lorsqu’il est utilisé en association avec l’atézolizumab comme traitement d’entretien chez des patients adultes dont la maladie n’a pas progressé après une induction de première ligne.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
09 juillet 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine