En concertation avec les médecins
Une résolution veut renforcer le rôle des pharmaciens dans les vaccinations
Les députés Carmen Ramlot et consorts (Les Engagés) ont déposé le 18 février une proposition de résolution visant à renforcer le rôle des pharmaciens d’officine dans la politique de vaccination, en concertation avec les médecins.
Les auteurs de cette proposition de résolution estiment utile de créer un cadre clair de concertation entre pharmaciens et médecins afin d’échanger des points de vue sur la question et d’associer ces derniers à l’élaboration de la politique de vaccination, dans le respect des compétences de chacun et avec pour objectif d’améliorer la couverture vaccinale de la population, sans porter atteinte à la qualité ni à la continuité des soins.
Concertation médico-pharmaceutique
Actuellement, médecins et pharmaciens disposent déjà d’une plateforme commune, la Concertation médico-pharmaceutique, dont l’objectif est de « stimuler la collaboration multidisciplinaire entre médecins et pharmaciens » et « d’améliorer la prise en charge du patient ».
Cette concertation vise à harmoniser les rôles respectifs du médecin et du pharmacien en matière de prescription rationnelle, de délivrance rationnelle des médicaments et d’utilisation sûre des médicaments.
Demandes adressées au gouvernement fédéral
La proposition de résolution demande au gouvernement fédéral:
1.de charger la Concertation médico-pharmaceutique de fixer les modalités concrètes du développement futur du rôle des pharmaciens dans la politique de vaccination, notamment:
1.1. déterminer les indications pour lesquelles il serait pertinent d’autoriser les pharmaciens d’une officine ouverte au public à administrer des vaccins;
1.2. définir les conditions d’exécution de cette autorisation, notamment en ce qui concerne:
1.2.1. la formation du pharmacien;
1.2.2. les conditions dans lesquelles le vaccin est administré (espace de vaccination, temps d’attente après la vaccination en officine, etc.);
1.2.3. les critères d’exclusion pour certaines catégories de patients (plus vulnérables) qui ne pourraient être vaccinés que par un médecin;
1.2.4. la transmission des informations entre le pharmacien et le médecin généraliste;
1.2.5. l’enregistrement des données de vaccination afin d’en garantir l’accessibilité ainsi que la continuité des soins.
2.de demander à la Concertation médico-pharmaceutique d’établir un rapport annuel sur l’état d’avancement de ses travaux et de le transmettre à la Chambre des représentants.
3.de mettre en place des projets pilotes afin de tester la nouvelle politique dans le respect des conditions fixées par le groupe de travail, suivis d’une évaluation sur la base de plusieurs critères, notamment:
3.1. le nombre (et les éventuelles catégories) de personnes vaccinées par les pharmaciens;
3.2. le degré d’augmentation de la couverture vaccinale;
3.3. les effets indésirables observés;
3.4. les raisons pour lesquelles certaines personnes choisissent de se faire vacciner par leur pharmacien.
si les projets pilotes produisent des résultats positifs, d’envisager l’octroi d’une autorisation permanente aux pharmaciens d’une officine ouverte au public pour administrer des vaccins pour les indications concernées.