Inami & remboursement

100.000 malades de longue durée déjà engagés dans un travail à temps partiel

Alors que plus de 500.000 personnes sont des malades de longue durée en Belgique, 20% environ, soit à peu près 100.000, ont déjà fait leur retour au travail à temps partiel. Une étude de la mutualité Solidaris le démontre à partir du statut de ses affiliés.

En 2025, malgré un état de santé dégradé, une personne sur cinq en invalidité (incapacité de travail de plus d’un an) s’engage tout de même dans une activité à temps partiel, pointe une étude de Solidaris. « Ces chiffres révèlent une volonté claire des personnes malades de rester actives et de maintenir un lien avec le marché du travail. »

Alors que Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique et Pedro Facon, administrateur-général de l’INAMI, entendent remettre au travail 100.000 des quelque 550.000 malades de longue durée, Solidaris constate que ce retour au travail est déjà une réalité maos à temps partiel. « En 2022, il concernait déjà 16 % des salariés et 23 % des indépendants en invalidité affiliés à Solidaris. Par ailleurs, son utilisation a progressé de plus de 70 % en 5 ans, soulignant son utilité comme tremplin vers l’emploi. »

La moitié rechute 

Ces chiffres optimistes cachent cependant une réalité moins rose : « Un peu plus d’un tiers des participants à l'enquête retrouvent un emploi à temps plein, tandis qu’environ la moitié connait une rechute vers l’incapacité totale ».

Solidaris décrit les malades de longue durée comme des personnes en difficulté qui se battent pour s’en sortir. Les indemnités qu’ils reçoivent sont faibles, loin des clichés, et leur style de vie en est impacté.

Solidaris reconnaît cependant que le retour au travail à temps partiel sont une réponse insuffisante face à un phénomène global. « Il est nécessaire de recentrer l’analyse sur les déterminants structurels des maladies », pointe la mutualité socialiste. « Vouloir réduire le nombre de personnes malades sans améliorer les conditions de travail, reconnaître la pénibilité des métiers ou aménager les fins de carrière relève d’une contradiction majeure. Aucune réponse ne pourra être pleinement adéquate tant qu’elle ne s’attaquera pas à ces causes fondamentales des incapacités de travail. »

La mutualité pointe un angle mort : la faible responsabilisation des employeurs.

L’étude pointe notamment un angle mort majeur : la faible responsabilisation des employeurs. Sans leur implication, le retour au travail à temps partiel est voué à l’échec. La législation doit s’atteler à les impliquer davantage. Solidaris plaide en faveur "d’un suivi des demandes et des réponses apportées par les employeurs et, en cas de refus, d’une obligation pour ceux-ci d’en motiver objectivement les raisons ».

En somme, pour la mutualité progressiste, « le travail n’est émancipateur que s’il est épanouissant, soutenable et, surtout, s’il ne rend pas malade ».

L’étude complète est disponible ici.

 

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Écrit par Nicolas de Pape26 février 2026
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