Quelles recommandations face aux PFAS ?

Sous l'impulsion du ministre wallon Yves Coppieters, la Wallonie poursuit son biomonitoring humain en matière de PFAS. Les habitants des quatre communes les plus touchées (Chièvres, Ronquières, Nandrin et Florennes), qui présentaient de haut niveaux de concentrations de PFAS dans leurs échantillons, ont répondu à un questionnaire sur leurs habitudes de vie au moment de l'intoxication (le problème de l'eau courante ayant été, depuis, jugulé). Toutes leurs réponses ont été compilées dans une grande base de donnée par l'Institut scientifique de service public (ISSeP).
L'analyse des résultats met en avant plusieurs constats. Certains « coulent de source », comme celui qui relève que les concentrations de PFAS dans le sang augmentent avec l'âge (les personnes âgées ont été exposées pendant longtemps aux sources identifiées). Les hommes gardent également plus de PFAS dans leur organisme que les femmes (ce qui pourrait s'expliquer par le fait que les menstruations contribuent à expulser les PFAS). La consommation d'eau du robinet et d'oeufs et légumes auto-produits ressortent également, mais pas de la même façon. L'identification des facteurs associés principaux a permis d'affiner les réponses à donner à vos patients inquiets.
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